The Film- The Mandalorian-The Grogu

Bin non, je n’ai pas fait preuve de beaucoup d’originalité, je suis allé voir The Mandalorian et Grocu.

Et j’ai adoré.

J’ai ri quand il fallait rire, j’ai été attendri quand il fallait s’attendrir, j’ai aimé les courses poursuites quand ça poursuivait, et la bagarre quand ça bagarrait.

J’ai pardonné l’ouverture et le scénario à la James Bond ( scène d’ouverture fracassante, puis compte rendu à M (pardon La Colonel Ward) qui fait que la scène d’intro n’était là que pour l’exposition du problème, puis la deuxième mission, qui ne tourne pas comme prévu, puis la chute du héros qui cherche à sauver la belle brune (ou le beau Hutt gluant), et enfin le sauvetage par l’élément faible de l’histoire et le final en bagarre spectaculaire.

J’ai aimé le côté « marionnette » vintage /clin d’œil aux aficionados des perso secondaires et trouvé que les décors étaient pas mal. J’ai vu la tour de guet, les vaisseaux qui atterrissent toujours de la même façon (arrivée-demi-tour- et Hop, on se pose)…

J’ai adoré le serpent blanc à grandes dents, l’androïde ronin et son chien gourmand.

Tout ça m’a fait me demander pourquoi j’avais aimé des stéréotypes, des tropes et des ficelles scénaristiques grosses comme des câbles d’amarrage.

Et ça m’a fait réfléchir : Qu’est-ce que j’avais aimé chez Star Wars ?

Et bien simplement ça : des héros, des aventures, des vaisseaux spatiaux, des décors incroyables des rires et de la bagarre.

Le premier Star Wars s’adressait à des ados boutonneux, affamés d’images de SF et de héros second degré (oui, je parle de Han Solo).

Et bien, j’ai retrouvé ça dans The Mandalorien.

Un film de fan, mais un film qui ne se prenait pas au sérieux. Un film qui jouait avec les codes, mais qui se foutait du dogme.

Un film Star Wars avant que l’on en fasse un évangile coincé dans sa propre mythologie.

Les derniers films étaient d’un ennui absolu parce que personne n’osait remettre en cause les bases et le « catéchisme » de la première trilogie. (ce que fait pourtant bien la littérature et les dessins animés).

Rappelez-vous de Solo, qui inventait le passé d’un personnage qu’on avait adoré, mais qui n’arrivait pas à sortir de l’hagiographie insipide. Rappelez-vous de la dernière trilogie ou tous les perso, de Kylo Ren à Rey, étaient de sans cesse dans le drame existentiel  et n’en pouvaient plus de copier leurs prédécesseurs. Tout était copié-collé, tout était fade, tout était ultra surveillé par les fans qui ne supportaient pas le moindre manquement à la religion et où les scénaristes restaient tétanisés dans leur devoir de faire du  « pareil, mais différent ».

Johne Favreau s’en fout, il prend un personnage non issu de la trilogie d’origine, s’amuse avec la série, et s’éclate avec le budget du film. Il fait un film pour enfants, mais assez fun pour que les parents se fassent super plaisir. Un film pour ado, pas pour des réacs nostalgiques.

Et bin moi, un réalisateur qui se marre et détourne une orthodoxie vielle de près de 50 ans, ça me va très bien. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *